L'Homme qui rétrécit

Un film de Jack Arnold
1957 — États-Unis — 1h21 — Cycle 3

Comme les chats, Robert Scott Carey, Américain moyen, a peut-être sept vies, dont une vie éternelle, au-delà de la mort et de la disparition. Dans une première vie d’homme moyen, il est un heureux vacancier en mer, avec son épouse. Mais un nuage, flottant au ras de l’eau, passe mystérieusement sur lui, et l’irradie d’un scintillement dont il ne se remettra jamais. Dans une deuxième vie, il devient un malade, puis un infirme et un cobaye de la science, enfin une victime des médias : il rapetisse régulièrement, ce qui en fait un cas unique.

On stoppe provisoirement son mal, et il imagine un temps vivre une troisième vie, de nain, mais le mal revient. Une quatrième vie le fait lutter avec un chat, en lieu et place d’une souris. Sa cinquième vie, au sous-sol, est celle d’un naufragé sur une île hostile, sa sixième celle d’un insecte poursuivi par une araignée. Son ultime métamorphose le mène aux confins de l’infini, dans la microscopie de l’atome, qui le renvoie, par la pensée, à l’infiniment grand du cosmos, et à l’au-delà où, peut-être, il réside intemporellement, comme sa voix off pourrait en attester depuis qu’au début du récit elle a affirmé : « Je suis Robert Scott Carey. »